'Orach

Le chemin de la vie

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Opinions

    Notre monde semble arrivé à un moment charnière dans son existence : les crises se sont succédées entrainant de plus en plus de divisions entre les êtres humains. Ainsi les communautés humaines s’opposent au travers de guerres (Gaza, Ukraine, …) mais aussi au sein même des nations entre les autochtones et les migrants illégaux. Les domaines habituellement plus paisibles où régnait avant l’art du débat s’opposent actuellement dans une nouvelle forme de guerre, celle de la pensée. Ainsi les communautés de scientifiques s’opposent virulemment entre elles sur des questions sensibles tels que les vaccins ARM (en particulier Covid), le réchauffement climatique lié au CO2, … Toutes ces crises ont aussi eu des impacts sur les familles et les amis créant de la division et de l’éloignement, là où avant les diners animés laissait rapidement place au pardon et à la compréhension mutuelle, les blessures profondes récente laissent des cicatrices non guéries en attente d’une forme de justice. Le politique n’est pas en reste où les joutes sont de plus en plus verbalement violentes et l’atteinte aux droits fondamentaux devenue monnaie courante. Tout ce qui n’est pas conforme aux visions politiques est qualifié de complotisme et est censuré soit par des médias appliquant des stratégies sélectives soit par des mesures de censure appliquée sur différentes plateformes de réseaux sociaux. Ainsi notre propre esprit est une proie face à ce monde extérieur qui cherche à nous faire adhérer à une division. Il faut choisir son camp. Mais à quoi peut bien mener tout ce chaos qui divise l’humanité au plus profond de ses entrailles et à tous les niveaux : des blocs de nations, des nations, des communautés, des groupes d’amis, des familles et même de notre esprit ? La tempête est là du monde extérieur jusqu’à notre esprit! 

 

    Mais derrière ce constat terrible se cache, la plus belle des opportunités… En effet, c’est au cœur du cyclone que contre toute attente, nous avons la possibilité de voir la lumière ! Si notre monde extérieur n’est plus que turbulences, contradictions, que croire alors ? Justement, il s’agit d’une magnifique opportunité de reconstruire notre compréhension du monde non plus au travers de l’endoctrinement que nous subissons depuis notre naissance qui nous force à croire en l’existence de ce monde extérieur matérialiste mais en construisant notre compréhension du monde à partir de notre propre expérience de vie et des vérités que nous pouvons nous-même établir méthodiquement par la logique, l’examen rigoureux de notre vie et les principes des méthodes que nous pouvons nous-même vérifier. Mais pour arriver à ce point de départ nécessaire, nous devons franchir un dernier pas : faire s’effondrer notre croyance dans un monde extérieur matérialiste. Ce dernier pas est difficile tellement l’existence de ce monde matériel nous paraît évident et crédible. Mais ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons rebâtir une nouvelle compréhension de notre existence qui soit le fruit d’une véritable démonstration à partir de nous-même et des vérités que nous pouvons nous-même vérifier, et non plus par programmation du monde extérieur qui nous infligent des croyances limitantes, orientées voire complètement erronées.

 

    Pour s’en convaincre et faire tomber les derniers remparts qui nous empêchent de repartir de zéro, nous allons dans un premier temps considérer les différents arguments en faveur de l’existence d’un monde extérieur matériel et dans un second temps, nous invaliderons chacun de ces arguments par les arguments actuels existants et démontrant le caractère complètement subjectif de l’existence de ce monde illusoire. Ensuite nous montrerons que contre toute attente nous sommes dans un momentum où sciences et religions invitent à une nouvelle compréhension de notre monde. Enfin, nous proposerons un nouveau point de départ pour reconstruire une nouvelle compréhension de notre existence. 

 

    Alors, allons-y et considérons les arguments en faveur de l’existence du monde extérieur matériel :

 

  1. L’existence du monde extérieur matériel paraît évident puisque chacun en fait l’expérience et interagit quotidiennement avec ce monde dans sa vie de tous les jours. Il s’agit de l’argument du réalisme commun.
  2. Deuxièmement, le monde externe semble suivre des lois et a ses cycles habituels. Il suffit de penser à la régularité des saisons, au lois décrites par le physique, etc. Ces patterns et ces lois sont utiles pour pouvoir prédire certains de ces états futurs. Par exemple, nous savons que chaque année suit le rythme des saisons. Nous savons que les objets tombent au sol. Il s’agit ici de l’argument de consistance, régularité et prédictibilité.
  3. La science réalise différentes observations au travers de ses instruments de mesure qui confirment l’existence de cette externalité. De plus, au travers des théories, modèles et expérimentations scientifiques, la science propose une compréhension du fonctionnement de ce monde. Il s’agit de l’argument scientifique.
  4. Nous-même au travers de notre perception sensorielles de nos 5 sens, nous collectons de l’information sur le monde et sur base de celle-ci nous interagissons avec lui. Il est question de l’argument empirique.
  5. Les objets de ce monde extérieur ont une influence tangible sur nous. Si un objet nous heurte nous pouvons non seulement le sentir mais aussi être blessés. Cet argument est l’interaction causale.
  6. Nous co-évoluons avec notre environnement. Ainsi, l’histoire des espèces, dont l’espèce humaine, nous montre une évolution au cours du temps pour s’adapter à notre environnement qui lui-même est transformé par nos actions personnelles et collectives. Il s’agit donc de l’argument évolutionniste.
  7. L’hypothèse la plus simple pour expliquer la nature de notre expérience personnelle est celle de l’existence d’un monde externe qui permet cette expérience. Ainsi, il s’agit de l’argument mieux connu sous le nom de rasoir d’Ockham qui préconise de retenir de manière privilégiée l’hypothèse la plus simple.
  8. Sans monde extérieur il serait impossible d’agir et donc d’avoir l’expérience que nous vivons. Il s’agit de la réfutation du solipsisme pratique.
  9. Pour avoir une expérience cohérente du monde, il doit exister un extérieur pour avoir une perception et une pensée sur ce monde. C’est l’argument transcendantal de Kant.

 

    Ces neuf arguments constituent une base solide pour croire en l’existence d’un monde extérieur matérialiste. Et pourtant, résistent-ils à un examen minutieux ?

 

  1. Le contre-argument le plus fort est celui de Descartes, le scepticisme. En effet, nous ne pourrons jamais être certain que l’expérience que nous vivons n’est ni un rêve, ni une simulation, ni le scénario connu des philosophes du “cerveau dans une cuve”. La philosophie moderne renforce encore cette idée : le monde pourrait n’être qu’une sorte de simulation informatique. Imaginons que nous soyons dans une simulation hyper réaliste, comme l’illustre le film célèbre Matrix, et tous les arguments suivants, énoncés ci-dessous, volent en éclats :
    1. Argument du réalisme commun, si nous sommes tous dans une même simulation, rien n’empêche de vivre une expérience commune quotidienne qui nous paraît réelle sans l’être. Le succès pratique d’une expérience est différent de vérité.
    2. Argument de consistance, régularité et prédictibilité, une simulation réaliste pourraient présenter ces propriétés sans pour autant être réelle. Il suffit de regarder les progrès des jeux vidéo ou des films de synthèse ou de l’IA générative pour s’en convaincre.
    3. Argument scientifique, les instruments scientifiques dans l’hypothèse d’une simulation ferraient aussi partie de la simulation. Dès lors rien d’étonnant à pouvoir établir des théories, modèles ou expérimentation sans que celles-ci ne puissent être réelles.
    4. Argument empirique, notre corps faisant partie de la simulation, nos sens n’indiquent aucune réalité mais une information sur la simulation en elle-même. De même notre corps faisant partie de la simulation, l’interaction avec le monde illusoire de la simulation est possible.
    5. Interaction causale, notre, nos sens et l’environnement étant partie de la simulation, rien d’étonnant à pouvoir avoir l’illusion d’une interaction causale.
    6. Argument évolutionniste, ne résiste pas non plus puisque le corps, les objets, les autres individus, les animaux peuvent être partie de la simulation.
    7. L’argument huit (réfutation du solipsisme pratique) est également contré car si tout fait partie d’une simulation cela rend possible l’expérience sans pour autant nécessiter un monde matériel. Imaginons un instant qu’une entité immatériel simule un monde qui paraît matériel et l’expérience vécue sera perçue comme matérielle alors qu’elle ne l’est pas.
    8. L’argument transcendantal de Kant peut aussi être rencontré sans avoir de matérialité. Une simulation est tout à fait suffisante pour rencontrer cette nécessité d’un extérieur.
  2. L’argument d’autorité du monde extérieur, où c’est ce monde qui nous apporte la preuve de son existence, ne tient pas non plus face à l’argument de la simulation : devrions nous croire un monde extérieur qui prétend son existence alors qu’il pourrait être une simulation?
  3. L’argument basé sur le rasoir d’Ockham est resté jusqu’ici sans être invalidé. Pourtant, il peut facilement être contré en trouvant une autre hypothèse plus simple. Celle que je propose est que tout est conscience. De la sorte, il n’y a pas un monde extérieur et une intériorité ni des éléments complexes qui régissent ce monde extérieur. Tout se trouve réunifié sous une même réalité la conscience qui se manifeste sous une forme de “rêve éveillé” proche d’une simulation. Cette hypothèse est plus simple que celle du matérialisme car elle trouve une origine unique simple.
  4. L’idéalisme philosophique de Berkeley peut renforcer cette immatérialité du monde : les objets n’existent que dans la mesure où ils sont perçus. Au final les objets n’existent que dans notre esprit. Il est aussi surprenant de voir comme cet argument s’aligne avec l’expérience du chat de Schrödinger en physique quantique puisque le chat dans la boîte est à la fois vivant et mort tant que la boîte n’est pas ouverte et donc observée.
  5. Il faut aussi remarquer que nous n’avons pas véritablement accès au monde extérieur, notre accès se fait au travers de nos sens qui construisent une perception dans notre esprit. Au final, tous ce que nous pensons être réel est construit dans notre esprit. Il s’agit du problème d’accès bien connu en épistémologie. (à compléter argument indien plus ligne)
  6. La critique kantienne, qui renforce encore l’argument précédent, nous apprend aussi que nous ne pouvons connaître que nos perceptions et ce que nous organisons dans notre esprit. Le monde extérieur pourrait exister mais nous ne pourrions jamais en faire véritablement l’expérience.
  7. Nos perceptions sont subjectives, personnelles, contextuelles et relatives à notre état. La perception des autres peut être fondamentalement différente de la nôtre. Pour s’en convaincre, imaginons qu’un ami voit le rouge et le vert inversé. Comme il a été conditionné à nommer vert ce qu’il voit rouge depuis la naissance et inversement, je n’aurais aucun moyen de me rendre compte que sa perception est complètement différente de la mienne. Il voit les arbres et l’herbe rouge alors que je les vois vert. De plus, l'expérience d'Asch démontre que sous pression sociale, les individus peuvent renier leur perception personnelle pour se conformer à un groupe montant une transformation contextuelle de la perception allant à l’encontre même de l’information des sens.
  8. Notre interprétation du monde est une construction de notre esprit, nous construisons donc notre réalité. Ainsi, on raconte que les Indiens d’Amérique n’auraient pas vu les navires de Christophe Colomb car l’idée de tels bateaux dépassait leur cadre mental. Ils ont fini par pouvoir les voir grâce à leur chaman. Le temps espace et causalité pourrait être uniquement des constructions mentales. Ainsi des physiciens proposent d’autres cadres de compréhension de notre réalité. Par exemple, Philippe Guillemant propose la double causalité où le futur peut également impacter dans une certaine mesure le passé.
  9. Cet argument est aussi renforcé par les découvertes en sciences cognitives : notre cerveau construit une simulation interne à partir de ce que nous percevons. Nous percevons donc une modélisation qui n’est qu’une représentation partielle et simplifiée. Ainsi, Les expériences de privation sensorielle montrent que le cerveau, lorsqu'il est privé de stimuli externes, génère une simulation interne en créant des hallucinations ou des perceptions erronées pour combler les lacunes sensorielles et maintenir une perception cohérente de la réalité.
  10. Nous pouvons aussi ajouter l’argument du solipsisme : notre seule certitude est notre esprit, tout le reste est incertain. Le bien-fondé de cet argument repose sur l'idée que nous ne pouvons avoir une preuve directe de l'existence d'autres esprits ou d'un monde extérieur indépendants de notre perception, ce qui soulève des questions profondes sur la nature de la réalité et de la connaissance.
  11. Il est aussi étonnant de constater que certains courants de pensée religieux ou spirituels stipulent de la nature illusoire du monde. Ainsi par exemple le bouddhisme après des siècles à éprouver ses propres principes (principe de base), en vient toujours à la vacuité et à l’illusion du monde extérieur. 
  12. Les découvertes en physiques quantiques nous montrent la dépendance de la réalité à la conscience et à l’observateur. Elle pose la question du rôle de l’observateur dans la construction de la réalité au travers 
    1. de l’indéterminisme quantique lorsqu’on observe la position d’un électron, on ne peut plus déterminer sa vitesse et inversement (principe d'incertitude d'Heisenberg) ;
    2. l’expérience des fentes de Young où l’acte d’observation change la nature de l’expérience en passant à la matérialité ;
    3. l’intrications quantique qui permet de lier l’état de deux particules indépendamment du temps et de l’espace (expériences de téléportation quantique et par la démonstration des inégalités de Bell).
  13. Les découvertes en physiques : en observant le microcosme, la physique établit que la matière est onde, énergie et vibration et l’esprit est de la même nature. La nature fondamentale de tout est donc onde, énergie et vibration.
  14. La science a une incapacité à prouver l’existence du monde extérieur a deux niveaux :
    1. Au niveau de la forme : la science est morcelée et contradictoire. Ainsi les modèles de la physique ne s’intègrent pas entre eux et peuvent même être contradictoire. Ainsi les modèles de physique classique ne sont pas compatibles avec les modèles de physiques quantique et pourtant chacun de ces modèles est explicatif à son niveau d’une certaine réalité.
    2. Au niveau fondamental : la démonstration de l’existence du monde extérieur et de sa nature doit se construire de manière indépendante à ce monde externe. En effet, les principes de preuve scientifique repose sur le triplet : théorie, modèle et expérimentation selon la logique ou une théorie est rendue expérimentable dans un modèle représentatif mais simplifiant le monde pour que l’expérience puisse en éprouver la validité. Or pour établir cette théorie et ce modèle, ceux-ci ne peuvent pas utiliser un élément de ce monde externe avant d’en avoir prouvé l’existence sinon la preuve est biaisée car elle est construite sur base de quelque chose qui pourrait ne pas exister. Il faut donc partir obligatoirement de l’expérience individuelle en rejetant provisoirement l’existence du monde extérieur et sa nature afin d’établir si ce monde existe et de quelle nature il est constitué.

 

En synthèse, après avoir revus les arguments en faveur de l’existence d’un monde extérieur matérialiste et les contre-arguments, nous sommes obligés de constater l’impossibilité d’établir actuellement la preuve de l’existence du monde extérieur matériel. De plus l’argumentaire en faveur d’un monde extérieur vole en éclat complet sur base de contre-arguments solides appuyés par la science moderne.

 

    Sommes-nous donc dans l’incertitude la plus totale ou alors sommes-nous à la croisée des chemins vers une nouvelle compréhension, fédératrice et unificatrice, de notre existence ?

 

    En acceptant l’idée que notre existence pourrait ne pas être matérielle, nous arrivons à une croisée des chemins où physique, physiques quantique, bouddhisme et même les enseignements de Jésus Christ peuvent se rejoindre au travers de : la conscience atemporelle partagée, appelée Dieu dans le christianisme, vacuité, rigpa dans le bouddhisme.  

 

    Ainsi, de nombreuses théories issues de la physique quantique et classique, soutenues par des scientifiques de renom, offrent des perspectives fascinantes sur l’idée d’une conscience atemporelle partagée. Ainsi en mécanique quantique, on trouve les éléments déterminant suivants :

  • L’intrication et la non-localité, explorées par Albert Einstein, Niels Bohr et John Bell, révèlent une connexion instantanée entre particules, indépendamment de la distance, suggérant une interconnexion universelle ; 
  • Le rôle de l’observateur dans l’effondrement de la fonction d’onde, mis en avant par Niels Bohr et John Wheeler, invite à envisager la conscience comme un élément fondamental de la réalité ; 
  • Les travaux de David Böhm sur l’univers holographique évoquent une réalité où chaque partie contient l’information du tout, tandis que Carlo Rovelli remet en question la nature du temps comme une dimension émergente. Enfin, des figures comme Erwin Schrödinger et Amit Goswami ont proposé des hypothèses de conscience cosmique, omniprésente et universelle.

 

Cela a amené ces scientifiques à concevoir l’idée d’une conscience atemporelle partagée résumée par les citations suivantes :

  • « La multiplicité de la conscience n'est qu'une apparence. La conscience personnelle est intrinsèquement liée à une conscience universelle. » Erwin Schrödinger.
  • « Toutes les choses, y compris, la conscience, sont fondamentalement interconnectés dans un tout indivisible. »David Böhm.
  • « La conscience est la base de tout existence. La conscience est une réalité intemporelle et unifiée. » Amit Goswami
  • « Un être humain et une partie d'un tout que nous appelons : univers. Une partie limitée dans le temps et l'espace. Il s'expérimente lui-même, ses pensées et ses émotions, comme quelque chose qui est séparée du reste, une sorte d'illusion d'optique de la conscience. » Albert Einstein

 

En physique classique, des principes sont également en faveur d’une conscience atemporelle partagée :

  • La conservation de l’énergie (Isaac Newton, James Clerk Maxwell) et la relativité d’Albert Einstein soutiennent une vision de la réalité où passé, présent et futur coexistent dans un univers bloc. 
  • Des idées plus spéculatives, comme les champs morphiques de Rupert Sheldrake ou la théorie de l’information de John Archibald Wheeler, renforcent l’idée d’un substrat partagé.
  • Le panpsychisme, défendu par Gustav Fechner, Alfred North Whitehead et David Chalmers, ainsi que les hypothèses de Roger Penrose et Stuart Hameroff sur les processus quantiques dans le cerveau, offrent des ponts entre science et métaphysique pour repenser la conscience comme une propriété fondamentale et interconnectée de l’univers.

 

 

    Le christianisme, à travers le Nouveau Testament et les évangiles apocryphes, propose des perspectives riches sur l’idée d’une conscience atemporelle partagée :

  • Dans l’Évangile selon Jean, Jésus affirme : « Je suis dans le Père, et le Père est en moi » (Jean 14:11), ainsi que : « Moi et le Père, nous sommes un » (Jean 10:30), soulignant une unité transcendante entre le divin et l’humain. Cette interconnexion spirituelle est renforcée par les paroles : « Je suis la vigne, vous êtes les sarments » (Jean 15:5), et l’idée que l’amour divin unifie toutes choses : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous » (Jean 17:21). 
  • L’apôtre Paul, dans sa lettre aux Corinthiens, évoque également cette unité universelle : « Vous êtes le corps du Christ, et chacun de vous est une partie de ce corps » (1 Corinthiens 12:27), décrivant une humanité unifiée dans une essence commune transcendante. 
  • Par ailleurs, le concept du Logos, développé dans le prologue de l’Évangile selon Jean (« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu », Jean 1:1-3), présente le Christ comme une conscience éternelle qui imprègne toute la création.

 

Les évangiles apocryphes enrichissent cette perspective : 

  • L’Évangile de Thomas proclame : « Le royaume est à l’intérieur de vous et il est à l’extérieur de vous » (logion 3), et « Celui qui boira à ma bouche deviendra comme moi, et moi je deviendrai lui » (logion 108), suggérant une fusion entre le divin et l’humain dans une réalité partagée. 
  • Des textes comme l’Évangile de Marie-Madeleine soulignent l’idée que la vraie connaissance provient d’une union intérieure avec le divin, au-delà des limites du temps et de l’espace.

 

Ces enseignements, qu’ils soient canoniques ou apocryphes, convergent vers une vision d’unité où la conscience divine et humaine se rejoignent dans une essence atemporelle et universelle, transcendant les frontières du temps et de l’espace.

 

    Le bouddhisme, quant à lui, à travers ses enseignements et ses maîtres, offre une riche réflexion sur l’idée d’une conscience atemporelle partagée : 

  • Le concept de l’interdépendance, au cœur des enseignements du Bouddha, montre que tous les phénomènes sont intrinsèquement liés, une vision approfondie par Nagarjuna dans sa théorie de la vacuité (sunyata), où il souligne que comprendre la dépendance conditionnée, c’est saisir la réalité ultime. Cette vacuité, loin d’être un néant, révèle une ouverture infinie où tout coexiste en interdépendance, rappelant une conscience universelle. 
  • La notion de Tathāgatagarbha (nature de Bouddha), présente dans des textes comme le Tathāgatagarbha Sūtra, affirme que tous les êtres possèdent une nature atemporelle et universelle, un principe exploré par des maîtres comme Asanga et Vasubandhu dans la philosophie Yogācāra et l’idée d’une conscience fondamentale (ālayavijñāna). 
  • Les enseignements de la non-dualité, développés dans des traditions comme le Mahayana et le Dzogchen tibétain, où Milarepa et Longchenpa décrivent une conscience lumineuse et non conditionnée (rigpa), pointent également vers une unité transcendantale entre soi et le monde. 
  • La bodhicitta, ou esprit d’éveil, ajoute une dimension éthique et altruiste à cette vision : elle exprime l’intention de réaliser l’éveil pour le bien de tous les êtres, en s’appuyant sur la compréhension que leur souffrance et leur bonheur sont indissociables du nôtre.
  • Les textes comme l’Avatamsaka Sūtra illustrent une vision cosmique où chaque chose contient toutes les autres, tandis que des maîtres modernes comme Thich Nhat Hanh ont mis en lumière le lien profond entre l’interconnexion, la vacuité et la pleine conscience universelle. 

 

Ces enseignements, médités à travers les siècles, renforcent l’idée d’une conscience partagée, atemporelle et intrinsèquement unifiée, qui relie tous les êtres vivants dans une même essence universelle.

 

    Nous pouvons donc oser la question suivante : la conscience atemporelle partagée serait-elle la même réalité soutenues par Jésus Christ, le bouddhisme et les découvertes les plus récente de la science et serait-elle notre véritable nature ?

 

Il serait donc temps de repartir des fondamentaux scientifiques et de voir si une preuve solide, respectant les principes de la méthode scientifique exposés brièvement plus haut (théorie/modèle/expérimentation), de l’existence du monde externe et de sa nature est possible. Ce sera l’objet de prochains articles en repartant des seules certitudes que nous avons : notre existence personnelle. 

 

En attendant, chacun a la capacité d’expérimenter son contact avec la conscience atemporelle partagée et d’en déduire les conclusions sur celle-ci. La vidéo, « le premier pas : Trouver la clef du Royaume de Dieu », permet de redécouvrir cette conscience et de se souvenir d’exemples de son enfance illustratifs de celle-ci. Ensuite, la vidéo, « La flamme intérieure, le voyage dans le royaume de Dieu », permet de comprendre ce que ces exemples signifient sur la nature de cette conscience atemporelle partagée. En procédant de la sorte, chacun a l’occasion de renouer avec celle-ci, de l’expérimenter et d’en déduire sa nature…

 

Dans le prochain article, nous partirons donc d’un doute radical sur l’existence du monde matérialiste et sur base de notre existence personnelle et de ses conséquences, nous examinerons ce que cela signifie en matière de preuve de l’Existence.

 

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